Le gouvernement soudanais et le Front révolutionnaire (qui comprend les forces politiques et les mouvements armés) ont signé définitivement l'accord de paix lors d'une cérémonie tenue sur la Place Al-Horeya à Juba capitale du Soudan du Sud.
Le Premier ministre Dr Moustafa Madbouli, qui préside la délégation égyptienne à cette cérémonie, a signé l'accord, en tant que témoin, selon la MENA. La cérémonie, retransmise en direct par la télévision soudanaise, a commencé par la signature par le premier vice-président du Conseil souverain du Soudan, le général Mohamed Hamdane Doglo, représentant le gouvernement soudanais, et les chefs des factions et mouvements qui forment le Front révolutionnaire. Ont signé l'accord en tant que garants, le chef du Conseil souverain du Soudan, le général Abdel Fattah Al-Burhane, le Président du Soudan du Sud Salva Kiir Mayardit, le Président du Tchad Idriss Déby et le ministre émirati de l'Energie Suhail Al-Mazrouei, qui présidait la délégation de son pays à la cérémonie.
Ont signé l'accord en tant que témoins, le Premier ministre égyptien, Dr Moustafa Madbouli, le président de la Commission de l'Union africaine, Moussa Faki, et des représentants de l'Union européenne et des Nations Unies.
Suite à la signature, un spectacle artistique a eu lieu sur la Place Al-Horeya auquel ont pris part des artistes du Soudan et du Soudan du Sud, et ce dans une ambiance de grande joie et de gaîté. Le Premier ministre a également donné lecture de l'allocution du Président Abdel Fattah Al-Sissi, à la cérémonie de signature de l'accord de paix soudanais.
Au début de son discours, Dr Madbouli a fait part des salutations du Président Al-Sissi à l'occasion de la signature de cet accord. Et de renchérir qu'il représente le début d'une nouvelle ère au Soudan frère, une ère marquée par l'espoir, la stabilité et la prospérité. Il a également assuré que l'Egypte apprécie les efforts sérieux et louables déployés par l'Etat du Soudan du Sud, depuis le lancement des négociations de Juba jusqu'à l'accord de paix. Dr Madbouli a ajouté que l'Egypte a soutenu dès le début cette orientation, y a pris part et a contribué à son aboutissement en appelant les groupes armés à arranger leur situation lors de la conférence d'Aïn Sokhna en 2019.
Le chef du gouvernement a assuré que l'exécution de l'accord de paix au Soudan est plus importante que sa signature, évoquant les conséquences politiques, économiques et sécuritaires dudit accord. Et de noter que cela impose aux deux parties de s'attacher aux intérêts du Soudan.
Il a également noté que cette cérémonie rappelle à quel point le continent africain est riche en ressources et qu'il est important de les exploiter pour réaliser le développement de l'Afrique.